TCR World Tour - Marrakech 2024

La deuxième étape du TCR World a marqué une étape importante pour le Maroc, qui a accueilli l'événement les 3 et 4 mai sur le Circuit urbain Moulay Al Hassan à Marrakech. Cette compétition fait suite à la première étape qui s'est déroulée en Italie, sur le Circuit de Vallelunga.

 

En cette première étape à Vallelunga, Norbert Michelisz a remporté la victoire lors de la première course au volant de sa Hyundai Elantra N TCR, tandis que la deuxième course a été remportée par Nestor Girolami, également au volant d'une Hyundai Elantra N TCR. Ces résultats ont placé les projecteurs sur les performances impressionnantes de BRC Hyundai avec deux victoire en ce début de championnat.

 

Notre Jeune Pilote Sami Taoufik a débuté les deux course du huitième rang, au 15ème grid, avec un excellent temps de réflexe et des départs digne de ceux d'Alain Menu, ou encore du veteran Gabriel Tarquini le Team Manager de cette même BRC Hyundai Team. 

 

Sami adopte une attitude aggressive dès le turn 1,  enchaîne les virages coude à coude avec les autres pilotes et se DNF suite à une crevaison en Race 1, puis un deuxième DNF suite à un accrochement et une sortie de piste.  

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Cliquez ici pour les résultats du 1er Round à Vallelunga.

"Le Circuit de Marrakech : Un Défi Majeur pour les Pilotes... un vrai show pour le reste"

 

Le Circuit de Marrakech s'est révélé être un véritable défi pour les pilotes lors de cette saison du TCR World Tour 2024.

Nouveau tracé,  Avec une longueur de 1.701 mètres, les tours se sont déroulés à une cadence rapide et une vitesse très moyenne,  temps de tour aux alentour de 50 secondes.

Et comme le veut la tradition, ce nouveau tracé n'était pas sans difficulté... Son revêtement bosselé et imprévisible a rendu la conduite encore plus exigeante,surtout sur le long gauche après la ligne de départ. Les pilotes ont dû faire preuve d'une grande précision, d'une capacité d'apprentissage et d'une concentration sans faille pour s'adapter aux pièges de la piste... et c'est justement La longuer de la piste qui a permis aux pilotes de rapidement assimiler le tracé...

 

Les murs qui bordent le circuit ont ajouté un niveau supplémentaire de difficulté. Non seulement ils réduisent les possibilités de sortie de piste, comme au dernier virage où nous avons vu , mais ils poussent les pilotes à mener des manœuvres assez risquées et brutales pour réussir des dépassements, ou comme disait Yvan Muller en enseignant le WTCC à Sébastien Loeb:  "you can touch, without touching" ...

 

 les Chicanes ont rajouté un niveau de complexité particuler car les dépassements ne se font presque jamais au niveau d'une chicane.  Il faut savoir que pour passer une chicane c'est pareil que faire un Skandinavian flickn sur une piste adhérente... en slicks;  Les pilotes jettent les voitures en "appel contre-appel" et prient pour que le train colle au sol et que le train arrière suive. il faut comprendre qu'une chicane, c'est physique, c'est émotionnel, c'est la foi et la confiance... Les pilotes parmi vous comprennent...

Les dépassements  sont quasiment impossibles à accomplir au niveau des chicanes, à moins que les pilotes ne tentent des manœuvres extrêmement risquées... Demandez à Julien Piguet de l'équipe Teddy Clairet... il vous en parlera.

 

Chaque virage sur le Circuit de Marrakech et chaque chicane est une épreuve de compétence et de courage pour les pilotes engagés dans la course, nos pilotes n'en manquent pas.

"Des Débuts Peu Prometteurs Assombris par les Défis Techniques : Mehdi Bennani et Sami Taoufik en Difficulté à Marrakech"

 

La Deuxième étape du championnat à Marrakech a démarré sur une note encourageante pour les pilotes nationaux Mehdi Bennani et Sami Taoufik, avec des essais libres prometteurs. Sami a fini 3ème en FP1 et Mehdi 7ème.

 

Cependant, le passage en qualifications a été moins enchantant...

 

Mehdi a rencontré des difficultés lors d'un virage, les roues se sont bloqués,  ce qui l'a conduit à taper droit dans un mur après un survirage... Erreur humaine ou technique? très probablement humaine d'après ce que nous avons vu... survitesse et blocage des roues.

 

De son côté, Sami a subi une casse au niveau de la suspension arrière, un problème qui était déjà survenu lors des essais libres mais qui n'avait pas été repéré et réparé par Volcano Motorsports.

 

Ces incidents ont eu un impact direct sur leur performance en qualifications. Mehdi s'est qualifié en 13ème position sur 15 participants, tandis que Sami a obtenu la 14ème place sur la grille de départ.

Ces positions, aussi modestes qu'elles soient, ont représenté un défi supplémentaire pour nos deux pilotes alors qu'ils se préparaient pour la course sur le circuit de Marrakech.

"La Première Course à Marrakech"

 

La première course sur le circuit de Marrakech a été mouvementée pour les pilotes Marocains.

Sami Taoufik, au volant de la Volcano Audi RS 3 LMS TCR, et après une superbe performance où il s'est hisser à la 7ème position, écope d'une pénalité suite à un incident avec Dusan Borkovic... une pénalité de cinq secondes infligée par les commissaires de course car l'accrochage a contraint Borkovic à regagner les stands et ainsi perdre tout espoir de rejoindre la bataille, et encore moins, de finir dans les points.

Malgré cette contrainte, Sami fini à la dixième place à l'arrivée, démontrant tout de même une remarquable résilience sur la piste.

Mehdi Bennani, titré champion d'Europe TCR en 2020, a connu des difficultés de rythme tout au long de la course. Au volant de la nouvelle Cupra Leon VZ TCR de Teddy Clairet Team, il a dû lutter pour s'adapter à la nouvelle voiture et maintenir le tempo, il avait du mal à tenir derrière les Audis, Hyundais, Hondas et Lynk & Co... est-ce un manque de pissance? aero mal adapté? mauvais réglages? ou encore pire... manque de talent?... on ne sait vraiement pas. 

   

  Mehdi termine à la onzième place parmi les douze pilotes restants. Cette performance en deçà des attentes a certainement représenté un défi pour Bennani alors qui tentait de rivaliser avec ses "nemesis" comme Girolami, Michelisz, ou encore Yann Ehrlacher de Lynk & Co Cyan Racing , qui a pu défendre sa 1ère position au long de la course.

 

 ce n'est pas tout...

"La deuxième Course à Marrakech"

 

"Un Rebond Spectaculaire : Sami Taoufik Honore sa Promesse avec une Remontée Époustouflante lors de la Deuxième Course"

Sami Taoufik a tenu sa promesse de livrer un spectacle captivant lors de la deuxième course, après avoir exprimé son mécontentement à Alexandra Legouix à l'issue de la première course et son désire d'offrir un Show à ses fans qu'ils ne seront pas prêts à oublier.

Malgré sa qualification à la 14ème place sur la grille, Sami a réalisé une un mega départ et une impressionnante remontée pour grimper dans le classement, il s'est montrer combatif et patient et s'est imposé dans la cours des grands et a pu dépasser les Lynk&Co en se créant ses opportunités lui-même et sans attendre des invitations au dépassement.

Il termine en une remarquable 6ème position. Sa performance exceptionnelle au volant a été saluée, car il a réussi à grimper de huit places sur un circuit qui sera réputé pour sa difficulté de dépassement, il remonte à la 11ème position au classement général.

De son côté, Mehdi Bennani a tenté une performance remativement solide dans une voiture pas assez solide... Il termine dans les points, en remportant la 10ème place au Checkered flag devant Michelisz, Fernandez et Azcona.

 

Bennani,  absent de la compétition pendant plus de deux ans, a eu du mal à se confronter à des pilotes qu'il connais très bien et ainsi saisir une opportunié en or pour rejoindre la compétition.  Nous croyons en lui et nous le remercions pour toutes les années de show qu'il nous a fait vivre.

 

 Cette deuxième course est dominée par Ma Qing Hua, offrant une autre victoire à Lynk & Co Cyan Racing.

 

Est-ce que Mehdi continuera à courir en TCR World Tour avec l'équipe Teddy Clairet? 

 

Pour les résultats complets de cette étape cliquez ici.

Scrollez au bas de la page pour voir les deux courses

Où en est le sport automobile au Maroc?

 

Les événements automobiles au Maroc de moins en moins rares, et pour faire avancer le sport automobile, il faut généralement des infrastructures modernes, permanentes et bien entretenues, tels que des autodromes avec des tracés techniques originaux et des normes mondiales.

Ces installations permettent non seulement des conditions de course optimales pour les pilotes, mais également des expériences de spectateur de haut niveau, avec des tribunes bien équipées, des écrans géants offrant une vue détaillée de l'action sur la piste, et des installations de diffusion télévisuelle de pointe garantissant une couverture exhaustive et de qualité.

 

Les progrès dans le développement des infrastructures pour le sport automobile semblent stagnants. Des autodromes éphémères durent 3 jours, des installations de qualité inférieure et des expériences de course moins attrayantes pour les pilotes et les spectateurs. L'organisation des événements Automobiles au Maroc laisse parfois à désirer, avec des lacunes dans la planification, la gestion et la logistique; avant, pendant et après les courses. Nous souhaitons voir des écoles de pilotage nationales et une vraie revolution culturelle automobile au Maroc, former des ingénieurs de course, des stewards et soutenir des pilotes nationaux pour rouler dans le  WEC, GT World Challenge, F1, WRC, Formula E (pour les écolos, je vous vois) ... les disciplines sont nombreuses mais nous voyons rarement notre drapeau rouge et vert lors de ses courses.

 

En ce qui concerne la couverture médiatique, les événements automobiles doivent bénéficier généralement d'une diffusion télévisuelle professionnelle, avec une technologie de pointe assurant une qualité audiovisuelle irréprochable, car  opter pour  une couverture télévisuelle  plus modeste, avec des difficultés techniques telles que des problèmes de son et d'image, limite la portée et l'attrait de ces événements pour un public assez large qui n'a pas été introduit à ce genre de sports.

 

Il manque des écoles de sports mécaniques, des circuits de proximités, des ménaniciens et ingénieurs, des sponsors, des championnats nationaux... sans oublier une culture automobile assez développée et beaucoup de volonté.

 

Pour résumer, et qu'on se le dise,  bien que le Maroc possède un potentiel pour développer le sport automobile,  il faut avouer que des lacunes persistent au niveau du domaine de développement de l'infrastructure pour ce genre de sports, ainsi qu'au niveau de l'organisation des événements et de la couverture médiatique. 

Et ce qui est encore plus rageur, c'est que depuis ce temps - 2009 la première année du Race Of Morocco- 

 il n'y eu aucun amélioration flagrante;

 

Mais surtout... rien ne change pour nous... les passionnés.

 

La Rédaction : 04 Mai 2024

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